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À l’occasion du Banquet scientifique de l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims, Marc de FERRIÈRE le VAYER et Jean-Pierre WILLIOT proposent une performance autour de la pomme de terre.

Le Banquet scientifique ® est un concept scénique offrant le partage des savoirs et des saveurs en un même temps et un même lieu.Ce concept est déposé car il a vocation d’être reproduit, en tant qu’il relève d’une réflexion sur les dispositifs favorables à la transmission et sur les formes que l’on peut donner à la pensée.Les participants vivront une expérience scientifique de type colloque et une expérience esthétique, engageant la sensibilité au sens premier du terme : les sens, la perception.Les propositions prendront la forme de communications orales, performances ou œuvres plastiques : plasticiens, designers, performeurs de multiples obédiences, essayistes, musiciens, philosophes et poètes se rencontrent pour en parler ou le chanter, théoriser danser, donner à voir ou à renifler dans la liberté que donnent les saveurs d’un festin.Plus d’informations le dossier de presse du Banquet scientifique de l’ESAD de Reims et l’intégrale de la vidéo sur YouTube.© Rachel Levesque + Benoît Leguein ESAD de reims agendaNotre présentation comme une partie du Banquet du Cent Quatre est reprise à l’occaison du Festival Cuisine en Friche à la Friche de la Belle de Mai de Marseille dans le cadre de la Capitale Européenne de la Culture. À partir de 19h, en particulier “de la pomme de terre”, démonstration participative d’épluchage.Plus d’informations sur le site de la Belle de Mai.

Une polémique parcourt actuellement le monde de l’édition, ou plutôt le monde des auteurs. Elle touche à la loi votée en mars 2012 relative à l’exploitation numérique des livres indisponibles du XXe siècle. Pour faire simple, il s’agit de numériser puis de mettre en ligne et de vendre les ouvrages qui ne seraient plus disponibles, lorsqu’ils ont été édités entre 1900 et 2001 et de les mettre à disposition sur le site ReLIRE.

À partir d’une idée qui pourrait être légitime, tenir compte de la révolution numérique pour faire évoluer les pratiques, faciliter l’accès à une culture plus large, permettre une meilleure diffusion des œuvres, etc. on aboutit comme souvent en France à un monstre dont on ignore qui le gère, et plus grave qui place les auteurs et les ayants droit en position d’infériorité vis-à-vis des éditeurs, de la BNF, un comble, de l’ensemble du système. En effet, à nouveau comme souvent chez nous, la liste des livres est établie de manière obscure, sans aucune justification autre qu’une éventuelle indisponibilité de l’ouvrage, et surtout sans jamais en avertir l’auteur.

C’est le premier point qui me fait réagir ; il faut savoir que cette base existe, et plus encore, le savoir dans les 6 mois de la publication de la liste car ça devient complexe. Une fois informé de son existence, et après avoir vérifié qu’on est concerné, il faut faire un opt-out, délicieux mot de la novlangue administrative pour dire refus. Et tous les ans, il faut refaire la démarche puisqu’il y a publication d’une liste tous les 21 mars. L’objectif étant de 500 000 ouvrages, la première liste en présentant 60 000, on peut penser qu’il faudra veiller durant 10 ans.

Le pire étant qu’en outre cet opt-out est compliqué et comme le disent beaucoup mieux que moi des auteurs comme François Bon ou Didier Daeninckx insultant pour les auteurs

Le second point qui me fait réagir et qui justifie ce post sur un blog d’historien repose sur le choix des ouvrages. J’avoue avoir été extrêmement surpris de découvrir que j’étais concerné pour deux livres publiés dans les années 1990. Il s’agit d’une part de ma thèse sur Christofle, publiée dans une collection créée à l’époque par Le Monde en lien avec le prix du Crédit Lyonnais d’histoire d’Entreprises et d’un ouvrage publié avec mon ami Jean-Paul Barrière chez Ellipses, un recueil de documents pour la question de Capes-Agrégation en 1998. La publication en simple numérisation à l’identique de ces deux ouvrages est absurde.

Pour le recueil, il répondait à une contrainte technique, un sujet de concours pour lequel on publie un manuel, avec dans mon cas un choix de document qui allie les contraintes du nombre de pages et les limites fixées par la question. En l’état, si je devais rééditer ce livre, et pourquoi pas car il n’a pas d’équivalent sur le sujet, je ne le ferais pas à l’identique. Je choisirais d’autres textes découverts depuis, je ne respecterais sans doute pas les limites chronologiques et surtout je modifierais le champ géographique couvert, à l’époque déjà il n’était pas satisfaisant. En clair, je ferais un nouveau livre, et ne trouve aucun intérêt à republier un ouvrage de circonstance à la durée de vie très limitée.

Pour ce qui est de ma thèse, la question est autrement importante car elle touche à la nature même du site Relire. En effet, ses défenseurs parlent d’une étape majeure dans la constitution de la mémoire de la pensée. Si telle est le cas, je ne suis pas certain d’y avoir ma place, mais surtout il me semble que tel qu’il est constitué, cela va à l’encontre de ce but. Je reviens à la réédition de mon Christofle. Il s’agit donc de ma thèse d’histoire, soutenue en Sorbonne en 1991. Éditée avec des corrections et l’ajout d’un chapitre en 1995, elle s’est relativement bien vendue, tout est relatif, pour une thèse j’entends, durant 5 ans puis a été retirée de la vente par la fermeture de la maison d’édition. J’avais à l’époque racheté le stock dont une partie dort dans ma cave et que je distribue et diffuse depuis à raison de 5 à 6 ouvrages par an.

Il s’agit donc d’un travail de recherche réalisé il y a 22 ans et publié il y a 18 ans. Comme depuis cette époque, j’ai continué de travailler, de faire des recherches, de publier, des livres et des articles, et que mes collègues Français et étrangers ont fait de même, il va de soi qui si je devais rééditer cet ouvrage, je le modifierais profondément. À l’époque, il s’agissait pratiquement de la première thèse sur une PME et du premier travail sur une entreprise de luxe. Il s’agissait surtout d’un travail d’un historien débutant, je n’ose dire jeune, qui comporte donc de nombreuses imperfections qui doivent être corrigées. Il s’agit aussi de reprendre les diverses analyses en tenant compte de ce qui a été publié depuis, par moi et par d’autres. Cela ne signifie pas qu’elle ne vaut rien, mais que très clairement s’il doit y avoir nouvelle publication, même numérique, il doit y avoir aussi travail de relecture.

Et c’est là que je ne comprends pas la manière dont est constituée Relire. Car autant on peut envisager qu’un ouvrage de littérature soit réédité à l’identique, il n’en va évidemment pas de même d’un travail de recherche.

 

Telle est en tous les cas ma position, elle ne variera pas pour l’instant et je m’oppose et m’opposerai donc à toute publication de mes travaux dans cette base pour cette raison et parce que je n’accepte pas ce mépris à l’égard des auteurs.

Le 5 février 2013, j’ai donné dans le cycle des conférences publiques organiser par l’IFM (Institut de la Mode) à Paris une conférence portant sur le rôle des métiers d’art et plus généralement des métiers dans le luxe.

J’ai essaye de montrer tout d’abord par une réflexion sur les définitions, ce qu’était un métier d’art et de réfléchir à l’éventuelle particularité du métier d’art par rapport aux autres métiers. J’ai également interrogé la notion de luxe et d’industrie de luxe.

À partir de ces points, j’ai essayer de montrer qu’à mon avis, la notion de métier d’art repose davantage sur une démarche marketing et de communication que sur une réalité pour beaucoup des entreprises du secteur dit du luxe.

Ci dessous les quelques éléments résumants mon intervention sur le site de l’IFM.

” Un métier d’art ne peut survivre en refusant la technique, et les métiers d’art qui ont survécu sont ceux qui ont accepté de jouer le jeu de l’innovation. D’où le caractère paradoxal d’une époque où on présente souvent les métiers d’art comme un « patrimoine à préserver ».

La mise en valeur des métiers d’art dans le luxe ne résout pas une série de paradoxes. Le luxe n’a pas le monopole de la qualité, non plus que celui du beau : un bon charpentier de marine n’est pas dans le luxe et pourtant il réalise un travail exceptionnel et unique. Les machines à papier ne font pas toutes le même papier : où est la « main » dans ce cas ?

Au XIXe siècle, la rareté n’était pas synonyme de valeur. Le travail de la main n’a commencé à être valorisé qu’à partir du milieu du XXe siècle, avec le goût pour la « pièce unique ». Aujourd’hui, la légitimité d’une entreprise de luxe repose sur son âge et sur sa valorisation des métiers de la main, comme si la partie technique et industrielle était passée au second plan. Selon Marc de Ferrière le Vayer, on peut produire de façon industrielle sans toucher à la qualité et continuer à « industrialiser les gestes » comme on le fait depuis le début du XIXe.”

L’ensemble de la conférence peut être écouté sur le site de l’IFM ou directement en podcast sur iTunes.

 

Meilleurs Voeux by horatius.tubero
Meilleurs Voeux, a photo by horatius.tubero on Flickr.

A tous les lecteurs de mon Blog, tous mes voeux pour 2013

Mardi 8 janvier, les membres de la Chaire Unesco de Tours on participé à une conférence organisé par Sopexa sur le thème des échanges culturels entre la France et la Chine dans le domaine alimentaire.

Devant une assistance nombreuse, au Centre Internationale des Conférence de HK, nous avons dialogué avec des professionnels de l’alimentation, et le public pendant plus de 3 heures avant de partager un buffet riche en particulier en vins français.

L’ensemble des photos sur la page facebook de Sopexa HK

 

Vous pouvez aussi voir la vidéo sur Youtube.

Une petite sélection ici.

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Comme prévu, 6 membres de l’équipe de la Chaire Unesco “Sauvegarde et Valorisation des Patrimoines Culturels Alimentaires” s’est rendue à Hong Kong pour participer au colloque organisé par le partenaire de la Chaire à Hong Kong, le professeur Sidney Cheung de la China University de Hong Kong.

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Deux jours pleins de conférences de haut niveau portant sur des zones géographiques très diverses, Chine, Taïwan, Australie, États-Unis, Maroc, France, Vietnam, etc. Des échanges très riches et vivants ont accompagnés les communications qui seront prochainement publiées.

En outre, Sidney nous a organiser deux visites passionnantes et très variées dans Hong Kong.

La première a conduit une petite partie de la délégation française arrivée en avance sur place. Nous avons visité le village de Cheung Chau dans l’Ile du même nom, au sud de la baie. Important port de pêche, sans doute atteint par l’interdiction de la pêche au chalut entrée en vigueur le 1er janvier, il y a de nombreux marchands de poissons sous des formes séchées traditionnelles sur les quais. Nous avons aussi passé un long moment dans une boutique de thé a testé les crus et les manières de le préparer.

En fin de conférence, l’ensemble des participants a visité le quartier de Sheung Wan. Il s’agit d’un vieux quartier de Hong Kong qui est spécialisé dans le commerce des produits utilisés par la pharmacie traditionnelle chinoise ainsi que des produits alimentaires exotiques. Riche en découverte de produits inconnus en Europe, cette visite fut l’occasion de voir fonctionner ce qui fut une des bases de la puissance commerciale de Hong Kong.

Après un déjeuner des plus traditionnels dans une cantine locale, nous avons été visiter, en bordure de la frontière avec la Chine, une zone d’élevage de poissons d’eau douce.

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posterDans la cadre des échanges organisés par la chaire Unesco dont je suis le titulaire, une délégation tourangelle va se rendre à Hong-Kong début janvier 2013.

Du 3 au 5 janvier un grand colloque est organisé par notre collègue Sidney Cheung de la China University sur la thématique du patrimoine alimentaire, Food Heritage en Anglais. Trois jours de débat avec de nombreux participants du monde entier et deux tables rondes plus spécifiquement liées à la Chaire Unesco.

Intitulée International Conference on Foodways and Heritage: A Perspective of Safeguarding the Intangible Cultural Heritage, elle se tiendra au Heritage Museum de Hong-Kong dans le quartier de Sha Tin.

Sidney organise également une excursion dans la ville pour découvrir des aspects particulier des commerces alimentaires dans cette ville qu’il connaît parfaitement.

Le programme du Colloque : Tentative Panel List

IMG_0927Profitant de notre présence, nous avons aussi prévu en collaboration avec Sopexa une double table ronde le 8 janvier pour échanger devant un parterre de professionnels Français et Chinois sur le thème de la qualité et de l’alimentation dans une perspective multiculturelle.

 

Le programme des tables rondes : programme

 

Le 20 novembre 2012, j’ai eu le plaisir de remettre, avec André Vauchez, Président de la Fondation Européenne pour le Patrimoine Alimentaire, et Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France, le premier Prix François Rabelais à Massimo Montanari. Ce prix a été créé à l’occasion des 10 ans de l’IEHCA et de sa Fondation. Doté de 5000 euros, il est destiné à récompenser une personne pour son oeuvre au service de la mise en valeur du patrimoine culturel alimentaire en France ou dans le Monde.

Que Massimo soit le premier lauréat est un vrai plaisir pour moi, car outre ses titres incontestables à ce prix, il est également un collègue avec lequel c’est un très grand plaisir de travailler depuis maintenant plus de 8 ans.

Par ailleurs, ouvrir la liste de ce prix avec lui est un incontestable signal de la qualité que nous entendons lui donner.

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©Institut de France

 

Le communiqué de presse : dossier-de-presse-montanari

Samedi 22 septembre, se réunira pour la première fois le Comité de Pilotage du Pôle Alimentation de l’Université François-Rabelais de Tours. Il s’agit à travers ce comité de permettre le bon fonctionnement des relations entre le monde universitaire et les professionnels de l’alimentation.

Une présentation annuelle des contenus de formation, des axes de recherche et de la programmation événementielle et scientifique du pôle Alimentation informera le Conseil sur l’ensemble des activités. Le Conseil émettra des avis pour instruire des voies de perfectionnement pédagogique ou procéder à des orientations de recherche qui puissent répondre à la demande sociale et professionnelle. Particulièrement valorisée dans les évaluations ministérielles de l’Université, cette collaboration permettra d’appuyer la formation des étudiants (visites d’entreprises, stages professionnels aux niveaux licence et master, médiation de bourses doctorales et thèses cifre). Le dialogue instauré doit concourir à une meilleure connaissance réciproque et devenir un outil de communication mutualisé.

A cette première réunion, seront présents des représentants d’institution teles que le Château de la Bourdaisière, celui de Valmer, la Sopexa, l’hôtel-restaurant du Lion d’Or à Romorantin, l’Alimentarium de Vevey, l’École Hôtelière de Lausanne, Sopexa, l’INRA, la Laiterie de Verneuil, etc. D’autres nous rejoindrons durant l’année.

Cette première réunion se déroulera de 12 à 17 heures dans les locaux du château de Villandry.

Samedi 2 juin, dans le cadre du salon Vitiloire, l’IEHCA organisait une conférence de Jean-Robert Pitte intitulée “Pourquoi faut-il aimer le vin !”. Elle était suivie d’un présentation du nouveau projet de l’IEHCA, obtenir l’inscription de “La tradition française des vins de terroir” sur la liste représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité (PCI).

En présence du Sénateur Maire de Tours, Jean Germain, du député de Tours, Jean-Patrick Gille, d’Alain Dayan, adjoint au maire, près de 150 personnes ont assisté à cette opération.